Des bijoux vertueux à plus d’un titre !

La bijouterie éthique, le label Fairmined à Rennes

Des philospohies analogues

A La Bijouthèque, l’engagement pour la sauvegarde et la valorisation des bijoux anciens provient d’un souci de conservation patrimoniale, artistique et environnementale. Militer pour le port des bijoux anciens revient à révéler la valeur de ces objets et à défendre l’idée selon laquelle acheter une pièce ancienne est un achat responsable. De ce fait, dès la définition des services que la Bijouthèque offre, nous espérions associer notre projet à un bijoutier partageant notre vision et nos valeurs. Un artisan amoureux des belles matières, habitué des réparations de bijoux anciens certes mais aussi qui, par ses créations et sa vision engagées, travaillerait avec conviction à un monde plus responsable. C’est alors que notre route croisa celle de la fondatrice de La Bijouterie éthique, à Rennes.

Ma rencontre avec Adeline Grelaud, créatrice de La Bijouterie éthique lors d’un rassemblement d’entrepreneures en 2018, résonna alors comme une évidence. Des personnes qui avaient bien saisi nos projets d’entreprises et nos valeurs communes nous ont présentées. Une discussion à bâtons rompus et quelques mails plus tard, c’était décidé. J’allais lui confier toutes les réparations, restaurations et mises à tailles des bijoux anciens Les Présents, ainsi que les projets d’upcycling (créations joaillères à partir d’éléments anciens et vintages) et enfin les transformations de bijoux des clients de La Bijouthèque. 

Pourquoi Adeline plutôt qu’une autre bijoutière?

Sa particularité est qu’elle ne réalise que des bijoux en or équitable, un or provenant de mines artisanales respectant des critères sociétaux et environnementaux très précis, chartés par le label Fairmined. Ce faisant, Adeline Grelaud s’inscrit dans cette vision vertueuse proposant aux clients des produits responsables, durables. Ainsi, en plus de participer à la joaillerie circulaire, les bijoux qui passent par La Bijouthèque s’inscrivent dans un cercle socialement et écologiquement vertueux.

Son diplôme universitaire de gestion des entreprises en poche, Adeline découvre la bijouterie et se forme aux Arts et Techniques de la bijouterie en région Centre. Puis elle se perfectionne en passant un Brevet des métiers d’arts qui lui permet de développer ses recherches à l’aide, notamment, du dessin et du design. Suite à son apprentissage à Rennes, elle travaille durant quatre ans à la réparation et fabrication de bijoux pour le compte d’autres bijoutiers.

Cette jeune femme est sensible aux questions environnementales et plus généralement, éthiques. Or, l’extraction du précieux métal engendre souvent le travail d’enfants, l’esclavagisme, la pollution des sols etc.* C’est ainsi qu’il y a trois ans, elle connaît une véritable remise en question de son métier de bijoutière. Comment l’exercer de manière morale ? Face à ce dilemme, elle envisage alors de tout arrêter.

C’est à cette période, qu’elle tombe par hasard sur un article en ligne, parlant de l’or Fairmined. C’est la révélation. Ce label exigeant garantit la traçabilité de l’or extrait de mines artisanales et à petite échelle. Il garantit aussi une rémunération juste aux travailleurs. Seules 10 mines réparties dans 3 pays (Pérou, Colombie, Mongolie) répondent à ces critères. La responsabilité porte également sur l’égalité hommes-femmes, sur le non travail des enfants, l’absence de mercure dans le processus d’extraction, le financement des villages… Pour tout connaître sur ce label, rendez-vous sur le site.

Dans la vitrine de La Bijouterie éthique il y a des bijoux et des engagements éthiques.
(Crédit photo La Bijouthèque)

Artisane joaillière avant tout

Mais dans Bijouterie éthique, il y a d’abord bijouterie ! Outre l’or responsable, Adeline travaille l’ébène, les diamants, l’argent, les saphirs d’Auvergne… Au milieu de son atelier créé sur-mesure pour sa boutique, elle martèle l’argent, amatit l’or, soude les fils de métal et polit les joncs à l’aide de machines lourdes et rudes. Ceci devant les clients, au sein même du magasin où tout évoque la nature et la douceur de notre joaillière engagée. Ses créations sont des joyaux de poésie, de délicatesse et d’élégance, à l’image des collections Les Précieuses et Feuille de chêne. « Quelques grammes de douceur dans un monde de brutes » pourrait être sa devise.

Bague et alliance or saphir et diamants par la Bijouterie éthique.
Bague et alliance or saphir et diamants par la Bijouterie éthique.
(Crédit photo La Bijouterie éthique)

Entretien avec Adeline Grelaud

La Bijouthèque : Pourquoi as-tu fait le choix d’ouvrir une boutique plutôt que de travailler en chambre, comme de nombreux bijoutiers ?
La Bijouterie éthique : Par le choix de ce label je prône l’importance de l’humain, il était donc logique que je privilégie le contact avec les gens. J’aime la dimension humaine et sociale dans mon travail et puis j’avais envie de rencontrer mes clients, de ne pas être seule. D’ailleurs, outre mon souhait de mettre en avant le label Fairmined, ce qui me tient le plus à coeur dans mon activité, c’est d’être à l’écoute des clients.

LB: Quels sont tes projets pour La Bijouterie éthique ?
LBE: Je souhaite continuer à m’épanouir dans mon métier, puis constituer une boutique en ligne et enfin à long terme, pouvoir embaucher.

LB: Qui sont tes joailliers préférés ?
LBE : Il y a tout d’abord Chopard, le joaillier Suisse qui est engagé dans un processus de durabilité également, et aussi bien sûr Polette à Bicyclette, précurseur de la joaillerie éthique et labellisée Fairmined comme moi. Artistiquement, je suis une admiratrice du travail de René Lalique, le grand joaillier de l’Art Nouveau.

LB: Si tu étais un bijou, lequel serais-tu ?
LBE: Dans mon métier, les bijoux les plus faciles à porter sont les colliers et les pendentifs. D’ailleurs, il y en a un qui a marqué mes années de formations, c’est un pendentif soleil qui me piquait ! C’est une époque de ma vie qui est terminée mais j’y tiens quand même.

LB: Un message pour nos lecteurs qui s’intéressent aux bijoux anciens ?
LBE: Continuez à faire vivre vos bijoux anciens, n’hésitez pas à les faire réparer, beaucoup de clients pensent que ce n’est pas possible mais c’est facile, c’est le b-a ba. Ils peuvent aussi être réadaptés, alors n’hésitez pas !

Merci à toi Adeline, Je suis très fière de chacune de nos collaborations, longue vie à tes projets !

Bagues anciennes restaurées par La Bijouterie éthique pour La Bijouthèque-Les Présents
Bagues anciennes restaurées par La Bijouterie éthique pour
La Bijouthèque-Les Présents (Crédit photo La Bijouthèque)

* Pour comprendre les faits, je vous invite à lire l’article de La Bijouterie éthique sur les réalités de l’or.

Contact:
La Bijouterie éthique
8 rue d’Argentré 35000 Rennes
02 99 78 35 79
labijouterieethique@gmail.com
www.labijouterieethique.fr

“Réemploi, transformation et transmission du bijou : de la reine Hatchepsout à Joséphine de Beauharnais”, une conférence inédite

Une mise en valeur originale de l’histoire

La Bijouthèque, par les services qu’elle propose, tente d’oeuvrer à la sauvegarde et à la transmission des morceaux de patrimoine que sont les bijoux. Les conférences, en diffusant du savoir sur l’Histoire et les histoires autour des bijoux participent à cette valorisation.

Pour sa conférence de Printemps, La Bijouthèque vous propose un angle particulièrement original de compréhension de l’histoire des bijoux, et tente de répondre à la question : comment les bijoux ont-ils traversé le temps pour parvenir jusqu’à nous ? Le sujet de la conférence du mois de juin propose une approche nouvelle, mettant en lumière la façon dont les bijoux, objets d’histoire, sont transmis depuis l’Egypte antique, puis comment les joailliers des cours royales européennes se sont faits les héritiers de cette tradition.
A travers l’évocation de personnages historiques marquants, telles que la reine Hatchepsout et l’impératrice Joséphine de Beauharnais notamment, nous verrons comment les pierres et les métaux précieux ont été démantelés et transformés pour parvenir aux héritiers, symboliser les statuts, asseoir les pouvoirs et enfin arriver jusqu’à nous, comme pièces de musées et ornements.

Ces pratiques millénaires trouvent aujourd’hui un écho dans la transformation de nos bijoux de famille et dans l’upcycling, procédé créatif de recyclage d’éléments anciens ou d’objets détournés à porter.

Céline Gaslain-Leduc, docteure en histoire de l’art, spécialiste du bijou antique s’intéresse actuellement à la réception du bijou grec, étrusque et romain au cours de la si riche période qu’est le XIXe siècle. Elle vous emmènera avec rigueur et simplicité à la découverte de ce sujet qui couvre des thématiques aussi larges que l’histoire des cours royales, celle des styles en bijouterie, les notions de transmission et de réemploi d’éléments anciens et détournés dans la création joaillière.

Informations pratiques

Date : Mardi 11 juin 2019 – De 14h à 16h
Adresse : Palais des arts et des Congrès, Place de Bretagne, 56000 Vannes
Inscription recommandée (places limitées à 20 participants) : 20€

Informations et réservations
06 42 59 47 65
contact@labijoutheque.com
https://www.facebook.com/labijoutheque/
wwww.labijoutheque.com/contact/

Soirée d’inauguration de La Bijouthèque

“Rendez-vous avec le bijou” une soirée de lancement événement à la découverte de l’Histoire et de la Création des bijoux

Invitation Soirée “Rendez-vous avec le bijou”

Le 28 février 2019 La Bijouthèque organise sa soirée de lancement dans les locaux de l’Ecole Tané de Bijouterie et d’orfèvrerie à Ploërmel.

Quel meilleur endroit que l’Ecole Tané à Ploërmel, dernière école d’orfèvrerie française pour accueillir le lancement de la Bijouthèque ? Joyau morbihannais, l’Ecole Tané ouvrira exceptionnellement ses portes pour une visite privilégiée avant la présentation de la Bijouthèque au public. La soirée se poursuivra avec l’intervention de Céline Gaslain-Leduc, historienne de l’Art et du bijou, spécialiste du bijou antique. Au fil de sa conférence, les passionnés d’art et de bijoux découvriront les différents rôles du bijou à travers notre histoire. Rôles politiques, religieux, de mémoire, Céline Gaslain-Leduc nous révèlera les secrets des bijoux anciens.

Programme

  • 17h : Visite de l’Ecole Tané, dernière école d’orfèvrerie de France
  • 17h30 : Découverte de la Bijouthèque, la première agence de valorisation du bijou ancien
  • 18h : Cocktail – temps d’échange libre entre participants
  • 18h30-20h : Conférence « Pour une première Histoire avec le bijou » – par Céline Gaslain-Leduc, historienne de l’Art et du bijou, spécialiste du bijou antique.

Adresse : Ecole Tané, 14 Rue du Pardon, 56800 Ploërmel
Inscription gratuite et obligatoire (places limitées) : bit.ly/rdvbijou

Contact Presse : Ségolène Carbonnier Duhem ; Fondatrice de La Bijouthèque ; 06 42 59 47 65 ;
contact@labijoutheque.com
https://www.facebook.com/labijoutheque/
www.labijoutheque.com